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L'essentiel à retenir
- Le cours de l'action Kering affiche une décote marquée par rapport à LVMH et Hermès en raison de la sous-performance prolongée de Gucci.
- La nomination de Luca de Meo à la direction générale insuffle une nouvelle discipline opérationnelle axée sur la rentabilité plutôt que sur les volumes.
- Le dividende a été ajusté à 4,00 euros par action en 2026 afin de consolider la structure financière et de privilégier le désendettement.
- Pour un profil prudent, il convient de rester à l'écart tant que deux trimestres consécutifs d'amélioration des ventes comparables ne sont pas confirmés.
- Pour un investisseur dynamique, une position contrariante fractionnée peut être initiée en limitant l'exposition à moins de 5 % du portefeuille global.
Avec une baisse de plus de 70 % par rapport à ses sommets historiques, le cours de l’action Kering divise la communauté financière entre les partisans d’un retournement spectaculaire et les observateurs qui redoutent un piège de valorisation (value trap). Fragilisé par l’essoufflement de Gucci, qui représentait historiquement près de deux tiers de la rentabilité opérationnelle du groupe, le géant français du luxe engage une transformation managériale profonde sous l’impulsion de Luca de Meo, nommé directeur général en septembre 2025 aux côtés de François-Henri Pinault, qui conserve la présidence du conseil d’administration.
Pour vous positionner judicieusement, il est indispensable de distinguer la décote boursière apparente des défis opérationnels sous-jacents. Si le ratio cours sur bénéfices (PER) s’établit sur des planchers inédits par rapport à ses rivaux LVMH ou Hermès, mon avis sur l’action Kering reste mesuré : le salut boursier dépendra avant tout du redressement des marges de Gucci, de la reconquête de la clientèle en Chine et d’une exécution rigoureuse de la diversification du portefeuille de marques.
Investir sur le titre en 2026 exige donc d’évaluer la trajectoire réelle de Gucci face à l’érosion des dépenses de la clientèle aspirationnelle. Alors que le cours action Kering a subi des révisions sévères de la part des banques d’affaires, la dissociation des fonctions exécutives offre une nouvelle feuille de route pour restaurer la désirabilité des collections et restaurer le cash-flow libre.
Entre dépendance sectorielle et relais portés par Saint Laurent ou Bottega Veneta, je vous propose une analyse complète des forces et faiblesses du groupe afin de déterminer s’il convient d’acheter, d’alléger ou de rester à l’écart du titre à ses niveaux actuels.
Kering : un portefeuille de maisons prestigieuses
Fondé en 1963 par François Pinault sous le nom de « Pinault SA », le groupe est d’abord spécialisé dans le négoce de bois et le commerce de gros. Au fil des décennies, l’entreprise se diversifie dans la distribution (Fnac, Conforama), puis s’oriente résolument vers le luxe dès 2003 sous l’appellation PPR (Pinault-Printemps-Redoute). En 2013, le holding adopte le nom de Kering, actant la cession de ses activités de grande distribution pour devenir un acteur mondial dédié exclusivement au luxe et à l’habillement haut de gamme.
En 2026, Kering conserve une envergure internationale majeure avec une présence dans plus de 100 pays et près de 40 000 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires d’environ 17 milliards d’euros généré en 2024. L’entreprise s’appuie sur une structure d’actifs ciblée et une stratégie d’exclusivité, bien qu’elle doive composer avec une cyclicité accrue sur ses marchés clés en Asie et en Amérique du Nord.
Si la dépendance historique aux bénéfices de Gucci demeure le point d’attention central des analystes, le groupe déploie un ensemble de maisons complémentaires sur les différents segments du luxe :
- Gucci : navire amiral italien, en cours de repositionnement créatif pour restaurer sa profitabilité.
- Yves Saint Laurent (YSL) : pilier de rentabilité affichant 3,18 milliards d’euros de ventes en 2023, porté par une clientèle premium fidèle.
- Bottega Veneta : vitrine du « luxe discret » et de l’artisanat du cuir, ayant dégagé 1,65 milliard d’euros de revenus en 2023.
- Balenciaga : marque avant-gardiste axée sur la maroquinerie haut de gamme et les silhouettes contemporaines.
- Alexander McQueen et Brioni : spécialistes respectifs de la couture britannique d’avant-garde et de l’art tailleur masculin sur mesure.
- Valentino : participation minoritaire stratégique de 30 % acquise en 2023 auprès de Mayhoola, offrant une option pour monter au capital.
Chacune de ces maisons contribue au rayonnement mondial de Kering, mais le rééquilibrage de la rentabilité opérationnelle entre Gucci et le reste des marques demeure le défi prioritaire de la direction générale.
Action Kering : le verdict pour l’investisseur en 2026
La forte décote de l’action Kering séduit les investisseurs contrariants, mais la prudence commande d’échelonner vos achats dans l’attente d’une inflexion concrète sur les ventes de Gucci.

Le dossier Kering polarise les salles de marché entre la tentation d’une valeur de rendement décotée et la méfiance face aux révisions baissières de bénéfices. Mon avis sur l’action Kering s’articule autour d’un constat d’attentisme constructif : la décote actuelle intègre une large part des déceptions, mais le timing d’achat réclame des confirmations tangibles sur le terrain opérationnel.
- Arguments pour l’achat : L’arrivée de Luca de Meo à la direction générale insuffle une rigueur industrielle saluée par les investisseurs. Les multiples de valorisation (PER inférieur à 15x les bénéfices estimés) présentent une décote historique face à Hermès (plus de 40x) et LVMH (autour de 22x). La participation dans Valentino et le recentrage sur l’ultra-luxe constituent des leviers de marge puissants dès la reprise du cycle.
- Arguments pour la prudence : Gucci subit toujours l’impact de la contraction de la demande en Chine et de la prudence des acheteurs aspirationnels, avec des baisses de ventes marquées au cours des derniers exercices. La structure financière s’est alourdie suite aux acquisitions et investissements immobiliers récents, ce qui a contraint le groupe à ajuster son dividende annuel à 4,00 euros par action en 2026 (contre 6,00 euros versés en 2025 au titre de l’exercice 2024).
Deux tactiques d’allocation patrimoniale se dessinent face à ce dossier :
- Investisseur patrimonial ou prudent : Je vous conseille d’attendre au minimum deux trimestres consécutifs d’inflexion positive sur les ventes comparables de Gucci et un début de désendettement net avant d’initier une ligne.
- Investisseur contrariant ou dynamique : Un premier achat fractionné peut s’envisager pour viser un rattrapage de valorisation, en limitant l’exposition à un maximum de 3 à 5 % de votre portefeuille d’actions afin de tolérer la volatilité des prochains résultats financiers.
L’action Kering demeure un titre à surveiller de très près pour tout gérant en quête de valeurs de retournement, à condition de subordonner vos achats à des signaux de stabilisation technique et fondamentale clairs.
Que nous dit la performance de Kering ?
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L’ampleur du repli boursier subi par Kering illustre la sévérité du cycle de normalisation du luxe. Après avoir tutoyé les sommets historiques à près de 780 euros en août 2021, le cours de l’action Kering oscille désormais dans une zone de consolidation bien plus basse, matérialisant une baisse de plus de 60 % par rapport à ses records.
Evolution du cours de l’action Kering
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Pour mesurer ce décrochage par rapport aux pairs du secteur, voici comment se positionne le groupe face aux leaders de l’industrie :
| Entreprise | Capitalisation boursière | PER estimé | Profil de valorisation |
|---|---|---|---|
| Kering | ~28-30 Mds € | ~15-18x | Décote de retournement (turnaround) |
| LVMH | ~320-350 Mds € | ~22-24x | Prime de diversification |
| Hermès | ~210-230 Mds € | ~48-52x | Prime de résilience ultra-luxe |
Ce déclassement boursier reflète des défis opérationnels bien précis :
- Le tassement prononcé de la demande chinoise sur les biens d’équipement personnel.
- L’évaporation des achats de la clientèle dite aspirationnelle, particulièrement vulnérable à l’inflation.
- Une dépendance structurelle aux marges de Gucci durant une phase de transition stylistique.
- La hausse de l’endettement net après des investissements immobiliers de prestige et des opérations de croissance externe.

La question de la soutenabilité du dividende de Kering est devenue un point central pour les investisseurs de rendement. Le groupe a versé un dividende de 6,00 euros par action en 2025 (au titre de l’exercice 2024), avant d’ajuster ce coupon à 4,00 euros par action en 2026 afin de préserver sa flexibilité financière et de maîtriser son ratio d’endettement net sur EBITDA. À mon avis, cet arbitrage est sain : privilégier le désendettement et l’autofinancement des collections prime sur le maintien artificiel d’un dividende élevé.

Du côté de Wall Street et de Paris, le consensus des analystes sur Kering demeure partagé entre prudence tactique et potentiel de rebond. L’objectif de cours moyen des bureaux d’études se situe autour de 260 à 290 euros, avec une recommandation dominante à « Conserver » tant que la reprise du trafic en boutique n’est pas confirmée. Sur le plan de l’analyse technique de Kering, la zone des 210-220 euros forme un support horizontal majeur : une cassure sous ce seuil invaliderait le scénario de rebond immédiat, tandis qu’un franchissement confirmé des 280 euros validerait le retour d’un flux acheteur durable.

Si vous découvrez l’univers de la bourse et cherchez comment acheter des actions, sachez qu’un PER modéré ne garantit jamais à lui seul une bonne affaire. Pour vous forger un avis sur l’action Kering solide, il est indispensable de surveiller la trajectoire de la maison Gucci, qui dicte la majeure partie de la rentabilité du groupe.
Gucci, le colosse aux pieds d’argile du groupe Kering ?
Gucci demeure le centre de gravité financier du groupe : tout redressement durable du cours en bourse reste conditionné par le succès de sa nouvelle orientation créative en Chine.
La « Gucci-dépendance » : le cœur du problème

Gucci reste le véritable baromètre financier de Kering en générant la moitié de ses revenus et la majorité de ses bénéfices. En 2026, le groupe dépend toujours étroitement de la rentabilité de sa griffe toscane, dont la marge opérationnelle a subi l’impact direct du ralentissement des ventes en Asie-Pacifique et du moindre appétit de la clientèle jeune.
La trajectoire de redressement engagée repose sur un recentrage vers un luxe intemporel et plus exclusif, orchestré pour séduire une clientèle à plus fort pouvoir d’achat. Néanmoins, ce pivot prend du temps : le renouvellement complet de l’offre en maroquinerie nécessite plusieurs saisons avant de compenser la baisse de volume sur les lignes d’entrée de gamme, ce qui comprime temporairement les marges d’exploitation.
La désirabilité de la marque s’est effritée après l’ère Alessandro Michele.
Les analystes de Bernstein
Avec près de 45 % de ses débouchés concentrés sur la zone Asie-Pacifique, la reprise de la consommation chinoise demeure la condition sine qua non pour reconstituer le levier opérationnel de la griffe. Tant que ce catalyseur tarde à se manifester, les investisseurs continuent d’appliquer une décote de holding sur l’ensemble du groupe.
Quand Gucci tousse, Kering s’enrhume gravement.
Morgan Stanley
Au-delà de Gucci, un portefeuille de marques prestigieuses
Pour équilibrer ses sources de profit, Kering s’appuie sur d’autres maisons de premier plan dont le positionnement haut de gamme s’avère précieux. Chacune joue un rôle précis dans l’allocation du capital du groupe :
- Yves Saint Laurent : En 2023, son chiffre d’affaires s’est élevé à 3,18 milliards d’euros (en repli de 4 % en données publiées et de 1 % en comparable). La maison maintient une excellente rentabilité opérationnelle grâce à sa politique tarifaire rigoureuse et au succès continu de ses lignes d’accessoires et de maroquinerie iconiques.
- Bottega Veneta : Après une refonte créative remarquée, ses ventes ont atteint 1,65 milliard d’euros en 2023 (-5 % en publié, -2 % en comparable). Son ancrage dans l’artisanat d’exception et le luxe sobre la rend moins exposée à la désaffection des acheteurs occasionnels.
- Autres Maisons et partenariats : Balenciaga poursuit la normalisation de sa distribution, Alexander McQueen affine son offre, tandis que la participation minoritaire de 30 % acquise dans Valentino en 2023 permet d’élargir la présence du groupe sur la haute couture avec une option d’achat à terme.
Bien que ces maisons apportent une diversification bienvenue, elles génèrent ensemble moins du tiers du résultat opérationnel consolidé. Mon sentiment est que cette montée en puissance est indispensable à long terme, mais ne saurait masquer l’urgence de stabiliser Gucci.
Même si les autres marques brillent, elles ne remplacent pas encore Gucci comme moteur de profitabilité.
Les analystes de Goldman Sachs
La direction cherche à rééquilibrer cette contribution d’ici la fin de l’exercice, mais la concrétisation de cette stratégie reste le véritable test de marché pour l’action Kering.
L’effet Luca de Meo : quel avenir et quelle stratégie pour Kering ?

Nommé directeur général de Kering en septembre 2025 dans le cadre d’une gouvernance dissociée où François-Henri Pinault conserve la présidence du conseil d’administration, Luca de Meo hérite d’un chantier opérationnel majeur. L’artisan du redressement de Renault apporte une culture industrielle de discipline et de gestion des coûts. Son arrivée à la direction générale ouvre une phase de transformation stratégique indispensable pour restaurer la trajectoire financière du groupe.
Sa méthode chez Renault a prouvé l’efficacité d’un recentrage sur les marges plutôt que sur les volumes purs. Chez Kering, l’enjeu ne se limite pas à la rationalisation des coûts : il s’agit de ranimer le désir de marque, en priorité chez Gucci, qui génère historiquement l’essentiel de la marge opérationnelle du groupe.

Le plan de relance de Gucci
La trajectoire de redressement de Gucci reste le catalyseur indispensable pour redresser les marges de Kering. Selon RevenusEtDividendes, la griffe florentine subit de plein fouet l’attrition de la clientèle aspirationnelle, particulièrement visible dans le ralentissement de la demande sur le marché chinois. Pour inverser cette dynamique, la feuille de route s’articule autour de trois impératifs :
- Renouveler l’offre créative pour reconquérir les clients à très haute contribution, moins sensibles aux cycles économiques.
- Rehausser l’exclusivité en nettoyant les canaux de vente de gros et les promotions indirectes qui diluent le prestige.
- Sécuriser les marges unitaires grâce à une politique de prix rigoureuse sur les collections permanentes de maroquinerie.
L’accueil réservé aux nouvelles collections déterminera le rythme du rebond. Si le repositionnement vers le très haut de gamme protège la désirabilité à long terme, il pénalise temporairement les volumes de ventes, ce qui exige de surveiller étroitement le point d’inflexion opérationnel.
Une stratégie de croissance externe revisitée
La prise de participation minoritaire de 30 % dans Valentino en 2023, négociée auprès du fonds Mayhoola avec une option pour monter à 100 %, illustre la volonté de diversifier le portefeuille de haute couture. Toutefois, l’intégration de telles cibles s’effectue dans un cadre financier plus contraint. Face aux multiples de valorisation d’Hermès ou de LVMH, Kering subit une décote prononcée qui traduit les doutes du marché sur la solidité de sa rentabilité.
La question du bilan financier est au centre des arbitrages. Avec un endettement net à surveiller de près suite aux acquisitions récentes, la politique de distribution a dû être ajustée : le dividende Kering, versé à hauteur de 6,00 euros par action en 2025 (au titre de l’exercice 2024), a été recalibré à 4,00 euros par action en 2026 afin de préserver les flux de trésorerie disponibles et d’accorder des marges de manœuvre au nouveau directeur général.
L’optimisation du portefeuille existant
Yves Saint Laurent et Bottega Veneta représentent des piliers majeurs mais n’échappent pas à la normalisation du secteur. En 2023, le chiffre d’affaires d’Yves Saint Laurent s’est établi à 3,18 milliards d’euros (en repli de 4 % en données publiées et de 1 % en comparable), tandis que les ventes de Bottega Veneta ont atteint 1,65 milliard d’euros (en baisse de 5 % en données publiées et de 2 % en comparable). Ces maisons ne peuvent pas compenser à elles seules un trou d’air prolongé de Gucci.
Le plan de Luca de Meo implique d’accroître l’efficacité commerciale de chaque maison en harmonisant la logistique, en exploitant les synergies de Kering Beauté et en concentrant les investissements sur les réseaux de boutiques en propre. À mon avis, ces ajustements de fond ne produiront leurs pleins effets qu’après plusieurs semestres d’exécution rigoureuse : dans le secteur du luxe, la reconstruction d’une désirabilité de marque est une course de fond qui ne se décrète pas en quelques mois.
Avis des analystes et risques de Kering : les points de vigilance

Sur les marchés financiers, le consensus analystes Kering demeure très partagé. Les révisions d’estimations des bureaux d’études comme ceux compilés sur Boursorama reflètent une nette prudence : environ 20 % des analystes recommandent l’achat, 70 % conseillent de conserver la position, et 10 % sont à la vente. L’objectif de cours Kering moyen a été abaissé pour intégrer la contraction des marges opérationnelles et le ralentissement chinois.
Du côté de l’analyse technique Kering, le cours action Kering évolue dans une configuration fragilisée après la rupture de supports graphiques de long terme. Pour valider un retournement de tendance haussier, le titre devra reconquérir avec volume ses moyennes mobiles majeures : à l’inverse, l’enfoncement des planchers récents constituerait un seuil d’invalidation sévère pour les investisseurs positionnés sur un rebond tactique.
Avant d’établir votre propre avis action Kering, je vous invite à peser ces risques structurels majeurs :
- Risque d’exécution managériale : Le plan de transformation industrielle mené par Luca de Meo nécessite du temps pour matérialiser son impact financier.
- Exposition géographique et conjoncturelle : La dépendance aux flux touristiques et à la reprise de la consommation discrétionnaire en Chine continentale reste prépondérante.
- Écart de valorisation face aux pairs : Le risque d’un piège de valorisation (« value trap ») subsiste si LVMH et Hermès continuent de capter l’essentiel des parts de marché du luxe absolu.
- Soutenabilité du profil financier : La gestion de l’endettement net impose une allocation stricte du capital, limitant les rachats d’actions massifs à court terme.
L’écart de performance avec les leaders sectoriels rappelle qu’une action bon marché en apparence peut continuer de sous-performer tant que les révisions bénéficiaires demeurent négatives. Une entrée sur le dossier suppose d’accepter une volatilité résiduelle élevée.
L’action Kering aborde une phase charnière en 2026 où la crédibilité opérationnelle de la direction générale sera jugée sur pièces. Pour les profils prudents, attendre des preuves tangibles de redressement des marges de Gucci paraît sage, tandis que les investisseurs « contrariens » surveilleront les signaux d’inflexion technique et les premiers effets du mandat de Luca de Meo pour tenter un pari de valorisation.
Votre capital est à risque.
FAQ : Tout savoir sur l’action Kering
Quel est le montant du dividende Kering en 2026 ?
Le dividende Kering a été ajusté à 4,00 euros par action en 2026, après avoir atteint 6,00 euros par action versés en 2025 (au titre de l’exercice 2024). Cet ajustement reflète la politique de prudence financière adoptée par le groupe face au recul temporaire des marges opérationnelles de Gucci. Pour un investisseur en quête de rendement, ce niveau offre un coupon plus en phase avec le flux de trésorerie disponible réel, limitant ainsi la dégradation du bilan tout en rémunérant la patience des actionnaires de long terme.
Faut-il acheter des actions Kering ? Mon avis
Mon avis sur l’action Kering reste mesuré et dépend strictement de votre horizon de placement. Les investisseurs axés sur la valeur noteront que le titre s’échange sur des multiples de valorisation très décotés face à LVMH ou Hermès, intégrant déjà une grande partie des mauvaises nouvelles macroéconomiques. De son côté, le consensus des analystes sur Kering affiche un objectif de cours moyen qui laisse entrevoir un potentiel de rebond, mais la visibilité sur l’exercice en cours demeure faible. Si vous tolérez une volatilité marquée sur un dossier de redressement, une entrée progressive et fractionnée se justifie, à condition de ne pas surpondérer la ligne au sein de votre portefeuille.
Pourquoi le cours de l’action Kering baisse-t-il en bourse ?
Le recul marqué du cours de l’action Kering découle principalement de trois vents contraires :
- Le ralentissement de Gucci : la maison phare, qui génère l’essentiel du résultat opérationnel, subit la désaffection de la clientèle aspirationnelle, en particulier sur le marché chinois.
- L’érosion des marges : la refonte créative et les investissements de repositionnement pèsent sur la rentabilité opérationnelle avant que les nouvelles collections ne montent en puissance.
- Le recalibrage du dividende : la révision à la baisse des flux distribués a incité plusieurs fonds indiciels et investisseurs axés sur le rendement pur à alléger leurs positions.
Quel est l’avenir pour Kering avec sa nouvelle gouvernance ?
La trajectoire du groupe s’articule désormais autour d’une gouvernance dissociée : Luca de Meo assume la direction générale depuis septembre 2025, tandis que François-Henri Pinault conserve la présidence du conseil d’administration. La réussite du redressement stratégique dépendra de l’exécution commerciale des nouvelles collections Gucci, de la montée en gamme continue d’Yves Saint Laurent et de Bottega Veneta, ainsi que de l’intégration progressive de la participation minoritaire de 30 % dans Valentino. Si cette reconfiguration opérationnelle porte ses fruits, Kering dispose d’un levier opérationnel puissant pour redresser sa marge d’EBIT.
Quelle action de luxe surveiller en 2026 ?
Le secteur du luxe affiche une dispersion de performance sans précédent, imposant une sélection rigoureuse des dossiers selon leur pouvoir de fixation des prix :
- Hermès : le profil le plus défensif et qualitatif de la cote, soutenu par des listes d’attente incompressibles et une clientèle ultra-fortunée insensible aux cycles.
- LVMH : le leader diversifié par excellence, offrant une exposition équilibrée entre mode, maroquinerie, vins & spiritueux et distribution sélective.
- Kering : le candidat type au retournement boursier, affichant la décote la plus prononcée parmi les géants européens du secteur.
- Richemont : une alternative de premier choix pour jouer la résilience de la haute joaillerie via Cartier et Van Cleef & Arpels.
Quelle est la situation financière de Kering ?
La structure bilancielle de Kering reste sous contrôle, avec un ratio d’endettement net contenu et des liquidités suffisantes pour financer la transformation des marques. Si le repli de la marge opérationnelle de Gucci a pesé sur les flux de trésorerie récents, la rentabilité solide d’Yves Saint Laurent et la rigueur d’allocation du capital préservent la notation de crédit du groupe. Les multiples de capitalisation actuels intègrent déjà un scénario macroéconomique conservateur, ce qui limite mécaniquement le risque de dépréciation supplémentaire des actifs incorporels.

Quand vendre ses actions Kering ? Les seuils en analyse technique
Pour piloter votre risque, l’analyse technique de l’action Kering fournit des repères objectifs d’invalidation en complément des critères fondamentaux :
- Cassure d’un support graphique majeur : une rupture confirmée en clôture hebdomadaire sous les récents plus bas pluriannuels invaliderait la thèse de rebond technique.
- Atteinte de l’objectif de cours : un retour du titre vers les résistances historiques clés constitue une opportunité méthodique de prise de bénéfices partielle.
- Dégradation fondamentale persistante : une nouvelle contraction des ventes comparables en Chine sur deux trimestres consécutifs justifierait de couper la position sans attendre.
Testez vos connaissances sur Kering
Quel dirigeant a été nommé directeur général de Kering en septembre 2025 ?
- Luca de Meo
- François-Henri Pinault
- Bernard Arnault
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Luca de Meo
Luca de Meo a pris la direction générale opérationnelle en septembre 2025, tandis que François-Henri Pinault a conservé la présidence du conseil d'administration.
À quel niveau le dividende par action de Kering a-t-il été ajusté en 2026 ?
- 2,50 euros
- 4,00 euros
- 6,00 euros
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4,00 euros
Le dividende distribué en 2026 a été recalibré à 4,00 euros par action afin de préserver les liquidités et d'accompagner le redressement opérationnel.
Quelle maison génère historiquement la majeure partie de la rentabilité de Kering ?
- Yves Saint Laurent
- Bottega Veneta
- Gucci
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Gucci
Gucci représente historiquement près des deux tiers du résultat opérationnel du groupe, ce qui en fait le moteur indispensable de sa rentabilité globale.
Votre capital est à risque. {etoroCFDrisk}% des comptes d’investisseurs particuliers perdent de l’argent en négociant des CFD avec ce fournisseur. Vous devez savoir si vous comprenez le fonctionnement des CFD et si vous pouvez vous permettre de perdre votre argent. Des frais sont appliqués. Pour plus d’informations, visitez etoro.com/trading/fees.
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